La population rurale dépend énormément des cultures annuelles (cultures vivrières) pour leur subsistance, et de plus en plus, pour augmenter leurs revenus. Au Cameroun les cultures vivrières d'importance socio-économique portent sur une cinquantaine de spéculations.
Dr. Borlaug et Dowswell pensaient en 1993 qu'un taux de croissance agricole de 4% par an serait nécessaire pour préserver la sécurité alimentaire, mettre fin à la famine et à la malnutrition. Pour y parvenir il est impératif que la recherche trouve des solutions aux nombreuses contraintes qui entravent la production des cultures vivrières.
La coordination des cultures annuelles au Cameroun a pour soucis majeurs :
la préservation de la sécurité alimentaire par une meilleure production des cultures vivrières d'intérêt national qui sont : le sorgho et petit - mil, le maïs, le manioc, le riz, la banane-plantain, le niébé, l'arachide et le haricot;
l'accroissement des revenus du paysan par l'intensification d'une part des cultures vivrières d'intérêt national citées ci-dessus et d'autre part des cultures annuelles dites de rente tel que la pomme de terre, l'oignon, le coton, la tomate, le piment, le tabac, la canne à sucre, le chou et le haricot vert;
la valorisation des cultures annuelles qui présentent de plus en plus un intérêt économique certain telles que : le sésame, le blé, les légumes, le concombre
L'accroissement des stocks alimentaires par suite d'une meilleure production et la valorisation des cultures annuelles telles que le riz, le blé et le maïs, se traduit par une réduction sensible des importations, et par conséquent d'une réduction de perte en devises.
CONSEIL PRATIQUE
En moyenne et haute altitude, traiter tous les 15 jours avec les fongicides des jeunes pousses foliaires et des jeunes fruits pour lutter contre la cercoporiose des agrumes